Une clinique pour soigner les troubles liés au jeu et à internet

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Bruxelles. Le Service de psychiatrie des cliniques universitaires Saint-Luc s’est doté d’une Clinique des troubles liés à internet et au jeu. De nombreux patients ont déjà été pris en charge depuis son ouverture en octobre 2015.

Selon une étude de 2013 du projet CLICK (Compulsive Computer use an Knowledge needs in Belgium), 9,5% des Belges âgés de 12 à 17 ans rencontrent des problèmes d’utilisation « compulsive » d’internet, dont 3% de manière sérieuse. Ce problème toucherait également 5,5% des adultes, parmi lesquels 1% assez sérieusement. « Je n’utilise généralement pas les termes « usage compulsif » ou usage addictif qui ne reflètent pas réellement la variété des troubles liés à l’utilisation excessive des technologies de l’information et de la communication. Dans le cas des problèmes liés à une application en ligne tels que les jeux en ligne, le porno, les paris sur internet, je préfère parler d’une utilisation dysfonctionnelle ou ‘problématique’ » insiste le professeur Joël Billieux de la faculté de psychologie de l’UCL. Cette différentiation a toute son importance. Dans le cas d’une utilisation dysfonctionnelle d’internet, l’équipe médicale ne prônera généralement pas l’abstinence comme c’est souvent le cas lors d’une addiction. « L’objectif est plutôt de trouver un moyen de contrôler ce dysfonctionnement » ajoute le professeur.

Le profil

Selon Joël Billieux, les plaintes les plus fréquentes concernent une utilisation abusive des jeux vidéos ou des sites pornographiques. « Pour les jeux vidéos, dans la majorité des cas, ce sont les parents qui viennent consulter avec leurs enfants », développe le professeur. « Mais il y a de plus en plus de patients âgés entre 25 et 30 ans. » En ce qui concerne la consommation problématique de sites pornographiques, « les personnes consultent fréquemment avec leur conjoint ». « Mais attention, il existe une multitude de cas, et cela notamment en raison du grand nombre d’applications en ligne », prévient Joël Billieux.

Du bilan à la consultation

Dans un premier temps, l’intervenant va dresser avec la personne un bilan de sa situation. Il analyse avec elle ses motivations à reproduire le comportement problématique. « L’objectif est d’évaluer avec le patient s’il est nécessaire ou non de mettre en place une intervention psychologique », explique le professeur Joël Billieux. L’intervenant examine les conséquences que l’utilisation dysfonctionnelle a sur le patient. : « Les conséquences sur sa vie quotidienne- à l’école, au travail, avec ses proches, ou s’il y a une perte de contrôle et du libre arbitre, si cela devient obsessionnel ». « Dans beaucoup de cas, on se rend compte que les problèmes sont temporaires et qu’ils ne nécessitent pas un suivi », constate le professeur.

Toutefois, si suivi il y a, chaque traitement est différent en fonction du patient. Ce dernier sera entouré d’une équipe pluridisciplinaire composée de psychologues, psychiatres et d’assistants sociaux. » Il peut y avoir entre cinq et dix séances, parfois plus, et les techniques thérapeutiques vont dépendre des situations et des objectifs du patient » développe Joël Billieux.

A l’heure actuelle, l’Organisation Mondiale de la Santé se pose la question de savoir si ce dysfonctionnement du comportement est un problème de santé publique. Un rapport à ce propos sera publié très prochainement.

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